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Blog gastronomique recettes histoire de la cuisine. Les histoires, les gens, les recettes, les produits, photos et films. Découvrir, répondre aux questions et montrer la cuisine ou la vie d'ailleurs

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La chasse aux papillons

Nonchalamment, Le Prince Melchior regagne son château et s’allonge dans son fauteuil où très vite il s’endort. Le jardinier raccompagne les enfants à la porte d’entrée.

Ils saluent tout le monde et redescendent vers le village par la route de la gare. Ils marchent en silence, les uns derrière les autres. Ils n’entendent même pas leur copains qui arrivent dans l’autre sens. 
 - Mais d’où venez-vous tous les cinq? Les papillons, c’est dans l’autre sens. Ils sont tellement pris dans leurs réflexions qu’ils ne leur répondent même pas. Ils sont ailleurs, peut-être avec les chevaliers du temple.
 - Oh, eh  ! Vous venez avec nous ?
mais nos cinq nouveaux chevaliers ne répondaient toujours pas, ils ont la tête ailleurs, déjà dans les étoiles sans aucun doute...
 - Vous faites la gueule ou quoi ?
 - Vous avez vu une apparition, ou vous avez croisé lun fantôme, regardez vos têtes.
 - A l’attaque dirigée indirectement contre le docteur Tapioca s’emporte.
 - Espèce des tordus, imbéciles, bougres d’ânes, tu le connais, toi, le docteur pour le traiter de vieux fou ou de fantôme.
 - Oh, Tapioca, c’est toi qui est cinglée nous, on rigole.
La moutarde leur monte rapidement au nez et ils se jettent sur leur trois copains qui partent à la chasse aux papillons, comme s’ils voulaient effacer d’un seul coup tous les malheurs et insultes faites au vieux docteur par les villageois.
Surpris les trois compères ne comprenant pas la réaction de leurs camarades, se sauvent en courant, sans demander leur reste.

Tous pour un ou un pour tous  s’écrient tous en cœur les cinq chevaliers.

Mais ils sont devenus fous, je ne comprend rien à ce qu’ils racontent dit l’un d’entre eux dans leur fuite.

Pierrot et sa bande se lancent à leur trousse, mais ils perdent rapidement du terrain. A bout de souffle, les petits s’arrêtent rapidement et rebrousse chemin. Ne voulant pas les laisser seuls, les grands les rejoignent.

La chasse aux papillons ne les intéresse plus, ils ont d’autres chose à faire.

Avant de quitter le château, Ralph leur a remis cinq poches en plastique pleines, semblables à celle de prisunic. Pris par l’émotion personne n’a pensé à regarder dedans.

 - Qu’as-tu dans ton sac dit Saucisse.

 - Rose a du nous mettre des gâteaux ou des fruits, c’est une grosse boîte carrée. Mois aussi, dit Gros sel, ce sont peut-être des confitures de prunes, elles sont si bonnes. Mais ça m'étonnerai de Rose, ce n'est pas notre copine.

 - Mais on a tous les mêmes dit Pierrot.
Tapioca la saisit dans sa main et enlève le couvercle.

 - Oh ! regardez ! dit-elle. Au fond, il y a piqué par une épingle, cinq papillons d’une étrange beauté. Ayant ouvert les cinq boites, ils découvrirent 25 papillons, tous aussi différents les uns que les autres. Ils sont d’une beauté à vous couper le souffle.

A l’école demain, quand ils les sortiront pendant la leçon de chose ce seront certainement les plus beaux, au grand dam de leurs copains ou de leurs copines.

 - C’est vraiment gentil de sa part dit Pierrot. Regarde, même leurs noms sont écrits à la main. Il n’y en a pas deux pareils. Ceux-là, j’espère que ma mère ne les passera pas par la fenêtre.

 - Elle n’est pas folle quand même dit Tapioca.

 - Parfois, je me le demande.

Arrivés à la fontaine près de l’église, ils se précipitent au robinet pour boire un peu d’eau fraîche. Saucisse en profite pour arroser tout le monde. Tapioca crie mais tout rentre rapidement dans l’ordre.

Assis sur les bancs en ciment situés de chaque côté de l'église, ils devisent encore une bonne dizaine de minutes, puis chacun regagnent le centre du village pur rentrer chez lui.

Pierrot raccompagne avec son petit frère Tapioca chez elle ? Saucisse passe par la charcuterie de ses parents et Gros lard va chez sa grand-mère pour l'embrasser puis, rentre à la maison. Les enfants sont tous fatigués par leurs émotions ils s’allongent sur leurs lits et s’endorment rompus par tant de surprises.

Germaine est pourtant rentrée de bonne heure. Elle est surprise de voir leurs vêtements et leurs chaussures au pied de l’escalier. Ils sont déjà rentrés pense t-elle.

D’ habitude ils arrivent jamais avant 18 heures. Elle monte doucement vers la chambre pour les surprendre. Elle ouvre la porte et les trouve endormis. Elle est très étonnée, inquiète même. Elle referme la porte tout doucement, mais très soucieuse.

Elle attend qu’ils se réveillent, mais vers 20 heures, quand vient l’heure du dîner elle est obligé de le réveiller. Elle caresse doucement leur visage pour vérifier qu’ils ne sont pas trop chauds. Rassurée sur ce point, elle les appelle doucement.

Aussitôt ils ouvrent les yeux tout surpris de s’être endormis. Ils ont même l’impression d’avoir fait un rêve, un beau rêve. A la vue des papillons sur leur table de nuit ils sont soulagés. Ce n’était pas un rêve.

 - Il est l’heure de dîner dit-elle.
 - Dîner ? Mais quelle heure est-il maman ?
 - Il est 20 heures et ton père ne va pas tarder à rentrer.
 - Vous êtes fatigués qu’avez-vous fait  ?
 - Nous sommes allés à la cure, mais on s’ennuyait, il ne faisait pas beau, nous sommes rentrés plus tôt, et je me suis endormi.
 - Ton petit frère aussi, mais lui  il est déjà à table.
 - Oui, les émotions creusent.
 - Quelles émotions  dit-elle surprise
 - Rien maman, mais à la chasse aux papillons on s’est un peu « frité » avec   les copains, ils voulaient prendre les nitres et on  ne s’est pas laissé faire.
 - Ce sont ceux-là ?
 - Oui maman.
 - Mais ils sont très beaux, où à tu trouvé les boites ?
 - C’est Tapioca qui les a ramené de chez elle.
 - Tapioca, tu étais encore avec elle, mais on va bientôt vous marier tous les deux, vous ne vous quittez plus…
 - Ca va pas maman, elle est trop chiante.
 - On dit ça, on dit ça...
Pierrot hausse les épaules.
 - Allez debout, j’entend ton père qui arrive. Elle quitte la chambre en riant , décidément elle a de bons enfants et elle en est très fière. Pierrot se lève et  enfile  ses pantoufles. Il descend à la cuisine au moment où son père rentre.
 - Salut mon fils, ça va ?
 - Oui, et toi papa ?
 - La journée s’est bien passée, qu’as-tu fait aujourd'hui avec ton petit frère ?
 - Nous avons chassé les papillons, et avec gros sel nous avons  ramené des espèces très rares, on les a piqué et placé dans une boite. Il faudra me les montrer, j’adore les papillons depuis que je suis tout petit.

Quand j’avais ton âge, j’en faisais la collection. Je pourrais  même  te donner  quelques  conseils. Fais  quand même attention, ils sont très fragiles.

Germaine
 - Ils en ont trouvé de très beaux.
Pierrot va s’asseoir  à la table après avoir fait un bisou à sa Gand mère qui tricote toujours. On ne t’a pas beaucoup vu aujourd’hui dit-elle.
 - Oui Mémé, j’avais des  choses à faire.
 - Pas des bêtises, j’espère.
 - Ce n’est plus de mon âge grand-mère ?
 - Surtout maintenant qu’il est chevalier… grince Gros Sel !!!

Au regard que lui jette Pierrot, il comprend qu’il vaut mieux qu’il se taise. Tout le monde se met à table et le repas se déroule dans la bonne humeur.

Au menu, soupe aux choux et gigourit, confiture de lait et noix du Périgorden dessert. Tout le monde va se coucher de  bonne humeur et très vite les lumières s’éteignent. Le sommeil des justes est tombé  sur la maison.

Le lendemain, pendant  la récréation il se passa un événement qui aurait pu  remettre ne question leur secret.

Nos cinq aventuriers s’assoient sous le préau pour échanger leurs impressions  et discuter du château, sagement assis. Ils ne voient pas arriver comme des   vampires une  dizaine de leurs camarades.

Parmi eux, les trois qui hier n’ont eu leur salut que dans la fuite. Rancuniers, ils les montrent du doigt. Ce sont eux, ils nous ont coursé parce que  nous leur avons parlé du vieux fou, ils le protègent, ils sont maudits. Ils se retrouvent aussitôt  d'école très menaçants. Surtout qu'ici on n'aime pas les clans et... Justement...

 - On est moins fier qu’hier, vous ne la ramenez pas aujourd’hui. A cinq contre trois, vous vous sentiez forts, mais là, on s’écrase les forts en gueule dit l'un deux.

Tapioca
 - Pourquoi as-tu insulté les gens du château, tu les connais ?
Le petit  Jeunot  agressif, avec arrogance
 - Vous entendez, elle est amoureuse des gens du château, il  t'a montré son cul le vieux ?
Tapioca
 - Imbécile, tu devrais avoir honte, mal poli.
Le petit Jeunot
 - Il t’a peut être pincé les fesses ? de toute façon, j’ai toujours pensé que tu étais une salope.
Pierrot d'un bon se lève et menaçant
 - Arrête connard ou je t’en mets une.
Le petit Jeunot
 - Vous avez vu les mecs, il l’a couve, c’est son amoureux.
Tapioca
 - Tu es jaloux  parce que je ne  veux pas de ton frère. Elle est devenue toute rouge de colère…
Le petit Jeunot
 - Elle avoue , elle avoue. Mon frère te pisse au cul, il les a toutes après lui.
Tapioca
 - Toutes sauf moi, et ça t’emmerde...
Saucisse se lève et dit en parlant très fort
 - Ne les écoutez pas je vais vous dire pourquoi, il est en colère après nous ce gros sac.  Hier, il  voulait nous emmener  aux papillons, il disait avoir trouvé un endroit. Vous y  êtes tous allés. Vous en avez attrapés ?
Le petit nandou Vezzozo
 - Non, en plus il pleuvait.
Saucisse montrant  son sac
 - Pas pour tout le monde, regardez… il sort de son sac la boite où sont piqués les coléoptères.  Regardez on en a trouvé de très beaux, on a un endroit secret. Il y en a pleins. Il voulait nous voler notre coin et on l'a bien eu. Maintenat, il nous en veux...
Ils regardent et poussent un Oh de surprises. Ils sont  beaux
 - Mais où les avez-vous trouvés  ?
 - Ils voulaient venir avec nous et nous avons refusé. Nous sommes engueulé et comme ils ne voulaient pas nous lâcher, nous leur avons fait peur et ils se sont sauvés.
 - ça tenait debout.
 - Menteurs, ce n’est pas vrai s’écrient les trois autres.
Jacques Perrot
 - D’accord, nous voulons bien vous croire, mais  vous en avez trouvé  beaucoup,
Gros Lard
 - Oui, il y en a 25
Jacques Perrot
 - D’accord nous vous croyons, mais montrez-les tous.
le petit Jeunot
 - Ce sont des menteurs. Vous allez voir ce ne sont que des menteurs, ils sont faux.
Pierrot se rapproche et met ses copains derrière lui.
 - D’accord dit-il.  Ceux qui nous croient derrière nous, ceux qui  ne nous croient pas derrière Jannot.
 - Ce  gros sac ne se sent fort qu’entouré de 10 copains dit Petit
Jannot
 - Hier nous n’étions pas dix et vous êtes partis en courant.Il n'y avait que nous deux, une fille et deux petits, pourtant vous avez eu très peur et vous êtes partis en courant...
Tapioca
 - C’est pour ça que tu t’es sauvé tu as eu la frousse poltron.
Pierrot
 - Allez, faites vite, la récré va se terminer ou vous voulez les voir ou pas.
Un puis deux, puis trois, quatre, cinq, six de leur camarades changent de camp et se rangent derrière Pierrot.
 - Et toi Jacques demande Pierrot
 - Moi je te connais, je sais que tu dis la vérité. De toute façon Gros Lard me les a  montré ce matin, en venant à l’école.
Pierrot fusille Gros Lard du regard qui baisse la tête.
 - Je règlerai ça à la cantine, il ne peut jamais tenir sa langue celui-là.
Gros Lard
 - J’ai eu peur qu’il me batte pour hier.
Jacques Perrot
 - J’ai l’habitude de battre les petits moi…
Pierrot
 - Nous verrons ça tout à l’heure.
 - Alors les voyaous qui est le menteur dit Pierrot en montrant les cinq boîtes de papillons tous plus beaux les uns que les autres  :
 - « Maintenant vous vous cassez et vous nous foutez la paix ».
Vexés, Jannot, Jacky et Toto tournent  les  talons et s’en vont  vers la classe car de toute façon la cloche va sonner en se disant " On les aura bien on les aura bien un jour...
Pierrot à ses camarades
 - Faites voir vos papillons et pas de commentaires. Tous s’exclament  à leur vue...Mais il est l’heure de rentrer, la récréation est terminée et la cloche égrenne ses quelques coups qui se prolongent en écho dans le lointain.

Nos cinq amis sont entourés par leurs copains mais ressente bien cette marque de sympathie nouvelle des gens intéressés, et portés par l'envie de découvrir leurs lieus de la chasse ou chacun espère bien faire aussi une chasse miraculeuse.

Pierrot et Tapioca se regardent. Leur regard en dit long. Ils ont eu chaud, très chaud. Même Saucisse mérite leurs félicitations.

Pendant la leçon de choses, quand le maître voit les papillons il reste bouche bête,  il s’arrête de parler, surpris.
 - Dis-moi Pierrot d’où viennent ces papillons ?
 - Monsieur, c’est hier, nous les avons trouvé, nous les avons attrapés et mis en  boite  comme vous nous l’avez appris.
 - Vous en avez trouvé combien  ?
Pierrot
 - 25, nous nous les sommes partagés entre nous.
Le maître en monologue
 - Moi je veux bien Pierrot, mais ces papillons sont très rares, ils valent très chers. Ils ne sont pas d’ici, je voudrais bien comprendre.
 - Comment est-ce possible ?
 - Ils viennent d’Asie si j'en crois ce que je vois...
La classe est en haleine. Les papillons posent quand même un sacré problème à Pierrot. Comment avait t'il fait pour se procurer une si jolie collection de papillon qui vienne en plus du bout du monde ?

Le Maître
Ecoutes Pierrot, tu ne connais pas les noms de ceux que l’on voit tous les jours ici dans la campagne et tu as marqué à l’encre sur une étiquette des noms que seuls les savants connaissent. Tu peux m’expliquer. Le filet se referme sur Pierrot. Jusqu’où allait - il tenir ?

Tapioca recherche son regard, elle a soudain une idée. Elle dit en s’adressant à Pierrot :
 - Dis-le Pierrot, on nous a aidé.
Le Maître
 - Et qui vous a aidé ? Peut-on savoir ?

La classe est aux anges, ils vont être obligés de dévoiler leur terrain de chasse.
Le maître
 - Mais qui vous a aidé, Il faut que tu me le dises. Ces papillons font parties au moins d'une collection privée, soit ils ont été volés, soit ils ont été perdus, mais c'est impossible que vous les ayez trouvés. Dans tous les cas ils doivent retourner chez leur propriétaire ?

Pierrot se tait toujours et pour cause et ne comprend rien à l’intervention de Tapioca. Il ne sait pas quoi dire, et ne dit rien. Il verra bien.

Le maître veut surtout savoir au niveau scientifique, comment ces papillons sont  parvenus jusqu’ici. C’est la première fois qu’il voit des insectes avec une care  d’identité et c’est ce qui le chiffonne le plus. mais d'ou peu venir cette collection de papillons très rare et unique à sa connaissance.

 - Alors Béatrice tu seras peut être la plus loquace.
Tapioca
 - C’est un monsieur.
 - Un monsieur, quel monsieur  ?
 - Nous ne le connaissons pas, nous sommes partis à la chasse, mais nous n’avons rien trouvé ou presque comme les autres. Il s'est mis à pleuvoir et nous sommes allés à la gare dans la salle d'attente en attendant que la pluie cesse.
Le Maître
 - Et alors le chef de gare les avait dans le tiroir de son bureau ?
Tapioca
 - Non Maître mais un vieux Monsieur s'est approché de nous et nous a montré sa collection.
Le Maître
 - Comment cela ?
Tapioca
Il s’est  approché  de nous, il avait une valise  comme les  directeurs de l’usine. Il l’a ouverte et nous a dit  : « Regardez, il y avait  25 papillons  à l’intérieur. Ils nous en a fait cadeau. Ils vous serviront à  l’école ».

Il y avait une liste avec leurs noms dessous. Je n’ai eu qu’à les recopier.

 - Ils  sont  très  rares et il faudra y faire très attention a-t-il  rajouté avant de nous  quitter.

Il  nous a donné les boites puis il est reparti à pied avec sa canne en direction du quai de la gare car son train arrivait.

Nous lui avons dit merci et nous  sommes rentrés à la maison pour les préparer.

Le maître, bien que surpris par cette  histoire est heureux de posséder pour son  école les plus beaux  spécimens de papillons qui peuvent exister et qu'on peut rêver. Le flou de cette  histoire ne l’intéresse pas au fond, il est trop content d'avoir d'aussi beaux papillons.

 - Et bien Pierrot, tu ne pouvais pas le dire. Il faut savoir garder un secret, je suis  d’accord, mais, le plus important c’est d’avoir cette collection de  papillons .

Elle est unique et vaut certainement très chère. Voilà ce que nous allons faire, nous  allons la conserver à l’école. Je te la rendrai à la  fin des classes  avant de partir en   vacances. A moins que tu ne l’offres à l’école, ce serait un très beau cadeau.  

- « Pas  bête l’instituteur, il retombe bien sur ses pieds « pense Pierrot. Mais l’important a été  préservé  grâce à Tapioca. L’honneur est  sauf, il n’a pas menti à  ses copains,  il leur a juste montré les bêtes, il garde le  beau rôle et est même devenu quelque part la petite vedette de l'école.

A la récréation suivante, Pierrot, Tapioca et les autres  deviennent la cible de leurs  petits camarades.
Jacques
 - D’accord vous ne nous avez pas menti,  mais la vérité est bien différente de celle à  laquelle on croyait.
Tapioca
 - Pourquoi crois-tu qu’on  ne voulait pas parler, un secret,  c’est un secret. 

Les trois  autres garnements dans une autre classe  ne sont pas au courant de ce qui vient  de se passer , ils ne comprennent rien à ce tumulte. Pas question d’avoir une  explication en public. Il vaut mieux qu’ils se taisent . Ils comprendront à la sortie de l’école à 5 heures, pour le moment attendons et observons…
Jacques
 - D’accord pour le secret, mais le voile est levé, autant tout nous raconter.
Tapioca
 - Et tout Loulay sera au courant.
Jacques
 - Vous  en avez trop dit ou pas assez. De toute  façon tout le monde est déjà au courant, mieux vaut parler.
Pierrot, l’air désabusé
 - Bon d’accord, Tapioca raconte ce qui nous est arrivé hier.
Il  n’y  pas grand risque et Pierrot le sait. C’est bien normal. Mais deux alertes en  une heure, le secret devient lourd à porter et il reste encore six jours à  attendre.
Tapioca
 - Dans l’après-midi, nous sommes partis nous promener vers le  terrain de foot. Nous  cherchions des papillons,  mais nous n’en avions vu aucun. C’est normal il pleuvait. Au bout d’une heure nous en avions marre…

Un vieux monsieur se  promenait sur la route, il scrutait le ciel. Il avait une grande valise. Quand il est arrivé à notre hauteur, nous lui avons dit bonjour.
Il nous a répandu en souriant  .
 - Bonjour les enfants. Que faites vous , Vous vous  promenez .
Saucisse lui répond
 - Nous sommes partis à la chasse aux papillons.
Le vieux monsieur
 - Par ce temps vous n’avez pas du chasser grand chose.
Saucisse
 - Oui, et  c’est plutôt embêtant, les Maîtres en ont besoin demain pour la leçon de   chose  et ils ne seront pas contents.
Tapioca
 - Nous serons peut être punis.
Le vieux monsieur
 - Vous êtes de bons élèves studieux, je vais  vous aider. Vous me rappeler mes petits enfants. Ils  habitent si loin que je ne les vois plus. Ils me manquent  beaucoup. L’histoire devenait mélo…Certains d’entre nous ont même eu des  larmes qui pointaient au coin de l’œil.
Le  vieux monsieur ouvre sa valise  et nous montre la collection de papillons que  vous avez vu.
Gros Lard lui dit
 - Qu’ils sont beaux , j’aimerai bien en avoir des comme ça.
 - Mais je vous les donne, dit le vieux monsieur.
Tapioca
 - Nous étions contents, si contents que je lui ai fait une grosse  bise sur  la joue.
 - Mais qui  c’était  ?
Pierrot
 - Personne de nous le connaissait, je lui ai demandé s’il avait besoin de quelque chose,  ce que nous pouvions faire pour lui  .
Il a regardé sa montre  en disant  :
 - « j’ai un train  à prendre, mais faites en bon usage. Il est parti, heureux de nous avoir fait plaisir….à travers les champs en direction de la gare.
 - Il n’a rien dit d’autre ?
 - Non, vous en savez maintenant autant que nous….les papillons sont dans la classe et tout le monde peut les voir et en  profiter.  Oublions cette affaire pour nous c’est  déjà du passé.

Le soir au village, le  vieux monsieur  fut le sujet principal des enfants autour de la table. Quelques mamans réprimandèrent leurs chérubins en leur  disant  :
 - «N’acceptez pas de cadeaux de n’importe qui » mais tous les parents , concernés ou non essayèrent le lendemain de voir les papillons.

Toutes les raisons possibles furent inventées pour voir le Maître et pouvoir entrer  dans la classe. Ce dernieren eut vite assez et décida de présenter officiellement la collection le samedi suivant et publiquement  dans  la bibliothèque de l'école  : « une collection de papillons uniques et rare ».

Un droit d’entrée de dix francs fut perçu pour en finacer l'organisation. Pas une famille  ne manqua l’exposition et le directeur de l’école  récupéra un beau magot.

Il s’en servit pour améliorer l'appareillage scientifique de l'école. Fort de cette expérience, il la fit circuler dans tout l’arrondissement et la somme récoltée permit aux enfants des écoles de faire un beau voyage  au gouffre de Padirac à la fin de l'année.

Les papillons firent les colonnes des journaux locaux et tout les habitants de la commune étaient fier de nous . Nous seuls, savions la vérité.

Mais la cloche sonne la fin de cette nouvelle récréation, tous les enfants  doivent regagner leur classe. Pierrot tape sur l’épaule de Tapioca,  les petits savent maintenant ce qu’ils ont à dire. Leur secret restera toujours bien gardé.

Quand au vieil homme, qui marchait dans la campagne avec sa canne, il fut bien vite oublié. Personne n’avait envie de le voir  rechercher les papillons.

De toute façon, il avait pris le train…Même le chef de la gare, interrogé par quelques parents plus curieux, se rappelait de lui. Ils avaient  longuement parlé  en attendant le train.

Il avait un chapeau, des gants en peau et une  canne très jolie avec un pommeau d’or. Il avait pris la micheline pour Niort. Ce  n’est pas tous les  jours  que de tels clients prennent le train. Il s’en  souvenait,  comme si c’était hier...

Il était donc parti, et bien parti. Une seule chose était sure,  il n’était pas près de  revenir…et les enfants le savaient bien.

Chaque soir, les enfants deviennent des assidus de la météo. Quand le  présentateur annonce une dépression, une haute pression, ils se font vite expliquer par leurs parents ce que cela veut dire. 

Quand ils découvrent que le  grand beau temps s’installe sur la  France pour une quinzaine de jours, ils sautent de joie. Il ne leur reste plus qu’ à attendre le grand jour. Le voyage en ballon s'annonçait bien.

Après un dernier point, à la sortie de l’école du mercredi soir, ils se donnent rendez-vous devant la grille du château à 9 h15 le lendemain. Mieux  vaut arriver chacun de notre côté et un par un, ce sera beaucoup plus discrêt dit Tapioca.

Couvrez-vous, prenez des pulls, un imperméable et tout ce que vous pourrez trouver. Lunettes de soleil, chapeau, jumelles , couteaux, appareils photos etc.

Ce sont les derniers conseils dispensés par Pierrot et ils se quittent le cœur plein d’espérance.


A SUIVRE CHAQUE JOUR LA SUITE DE L'HISTOIRE MAIS COMME JE L'ÉCRIS AU FUR ET À MESURE QUE LES IDÉES ME VIENNENT SOYEZ INDULGENT CAR C'EST BEAUCOUP DE TEMPS.

MERCI A TOUS

PIERRE

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