Abraham ne peut avoir d’enfant avec sa femme Sara. Elle lui propose de féconder sa servante Agar. Ismaël naît de cette union. Mais après la rencontre mystérieuse d’Abraham avec trois messagers, sous le chêne de Membré, Sara donne naissance à un garçon, Isaac. Pour protéger le fils légitime, elle contraint Agar et Ismaël à fuir dans le désert. Abraham perd ainsi son premier enfant. Dieu va alors demander à Abraham de lui offrir en sacrifice, Isaac, le fils légitime. Replacé dans le contexte de l’époque, cela ne paraît pas monstrueux puisque les sacrifices humains, et d’enfants en particulier, sont coutumes. Sur le chemin du Mont Moria, Isaac est inquiet car s’il voit son père portant le feu et le couteau, il ne voit pas l’animal du sacrifice. Abraham lui répond que Dieu y pourvoira. Arrivé au Mont Moria, les préparatifs commencent, le bois est disposé sur l’autel, Isaac est dénudé et son père lui lie les mains et les pieds pour qu’il ne gesticule pas, ce qui ferait perdre toute valeur au sacrifice. Abraham brandit le couteau et, au moment où la lame va trancher la blanche gorge, un Ange arrête le bras sacrificateur. Isaac l’a échappé belle mais le bélier, qui s’était encorné dans un buisson d’épines, fait les frais de l’affaire.
Dans nombre de peintures, les deux personnages ont des visages absents ou ahuris comme s’ils ne réalisaient pas ce qui va se passer. Dieu est Amour et bonté, il n’a utilisé ni les mots de « sacrifice, d’immolation ou d’holocauste », il a seulement dit « Monte-le en montée sur l’un des monts que je te dirai ». Alors Abraham a-t-il bien compris le sens de la demande de Yaweh ?