• Au cours du paléolithique la faim veut les moyens
    Du feu au pot

    Il y eut une époque dit un mythe du peuple Chilouk, ou personne ne connaissait le feu.

    Il était de coutume de chauffer la nourriture au soleil. Le dessus des vivres cuit de la sorte , était mangé par les hommes et le dessous qui n’était pas cuit était mangé par les femmes.

    On pourrait croire ce mythe misogyne, or il n’en est rien, c’est tout simplement une manière d’enseignement sur le symbolisme sexuel du feu…

    Tout comme on ne sait toujours pas comment le feu et par qui le feu fut domestiqué, on ne peut rien affirmer des modes de cuissons des aliments, aux temps les plus reculés du paléolithique.

    On ne peut par contre que supposer en se rapportant aux habitudes des populations encore primitives.

    Même si au cours de fouilles et de recherches des ossements furent retrouvés ainsi que des coquilles de noix ou de noisettes, rien ne prouve que ce soit des restes ou reliefs de repas frugaux plutôt que des combustibles ou des déchets de viandes crues qui ont été incinérés.

    Le professeur Loon après examen subi par certains os longs, fendus en deux pour êtres vidés de leur moelle penche plus sur des os qui auraient été rongés et sucés crus.

    Par contre Les études de l’Abbé Breuil et le Docteur Hulin à partir des gisements moustériens d’Espagne ou de Dordogne penchent plutôt vers une version ou ils auraient été rôtis.

    On ne pas jurer non plus que les pierres plates et les pierres rondes récupérées autour de ces foyers aient constituer des meules à broyer les grains.

    En revanche, la révélation de cendres organiques au milieu de charbons de bois fossilisés, comme à Hommersheim en Allemagne, ainsi que l’abondance d’os fractionnés ou brisés, aux alentours immédiats constituent une présomption sérieuse quand à l’utilisation culinaire de ces foyers aurignaciens.

    Ces pierres calcinés sont le témoignage probables de grillades diverses..
    Il est aussi certain, le rôtissage suggéré par des défenses de mammouths laineux plantées par la point de par et d’autre d’un foyer du paléolithique supérieur soit X millénaire avant notre ère en Ukraine.

    La broche pouvait être de bois vert comme il est encore d’usage en Polynésie…ou chez les scouts.

    On a trouvé également en Ariège, les restes d’un oiseau calciné entre deux pierres très rubéfiées.

    Cette cuisson ressemblait à la technique utilisée pour cuire les gaufres et elle fut oubliée ou ratée.

    Les pierres ardentes sont aussi employées par les amérindiens.

    L’ethnologue et préhistorien André-leroi Gourhan à lui même réussi à faire bouillir de l’eau avec cette technique.

    Il a utilisé de l’eau dans un seau en caoutchouc et y a laissée pendant deux heures des pierres ardentes.

    C’est vrai que cela peut paraître anachronique. Il voulait confirmer une thèse selon laquelle, dans le site Pincevent,des évidements circulaires entourant le brasier auraient pu contenir des récipients.

    En quelle matière auraient été ces récipients ? C’est une bonne question. Ils auraient pu être en bois creusé au feu comme en Amazonie.

    Mais en faisant chauffer de l’eau avec un chauffeur électrique plongé dans un liquide nous utilisons un principe technologique issu de l’éternité. Les bergers des Landes faisaient encore bouillir le lait de brebis avec des pierres le siècle dernier.

    La peau dans laquelle les fabricants amazoniens d’hydromel jettent les pierres brûlantes put être aussi placée au-dessus du feu si elle est assez épaisse pour ne pas flamber.

    En 1581 un dessin montre des Irlandais faisait cuire leur soupe dans une marmite constituée par une peau de mouton attachée à trois piquets plantés dans le sol.

    Certains textes laissent à penser que les armées écossaises en avaient fait autant en 1327.

    Mais si on ne dispose pas de peau de mouton et d’aucun récipients possible, comment cuire une pièce de viande sans la faire rôtir ou griller.

    Les Scythes d’après Hérodote trouvèrent la solution.

    Quand ils n’ont pas de chaudron, ils jettent toute la chair dans l’estomac de leur victime, ajoutent de l’eau des herbes et allument en dessous un feu avec les ossements qui brûlent très bien.

    L’estomac contient la chair quand elle détachée de l’os une fois cuite.

    A l’ouverture de la poche, il ne reste plus qu’à trier les os d’un côté, la viande de l’autre.

    Ainsi un bœuf sera utilisé en entier et ses os serviront à sa propre cuisson, sauf la peau qui elle était utilisée pour faire des vêtements chauds.

    Cette méthode est connue des indiens du nord de 2tats Unis et du Canada.

    Les mongols combinaient cuisson à la peau et cuisson à la pierre. Ils décapitent un chèvre, la désosse habilement par le cou.

    Ils coupent en petits morceaux la viande ressortie et les remette avec des pierres chauffées à blanc dans la peau.

    On sert après deux heures de cuisson.

    Pour la cuisson au plat, les fameux Baloubas du Zaïre utilisent des écorces, beaucoup de populations tropicales, comme les malais par exemple bourrent de riz des bambous verts creusés qu’ils glissent ensuite entre les braises.

    Si l’idée de fabriquer des récipients en terre cuite n’est pas venue tout de suite aux premiers gâcheur d’argile, c’est qu’ils n’en avaient pas encore le besoin.

    Ainsi les tchèques, il y a 27000 ans ont cuits beaucoup de choses dans un four découvert au site Dolné Vestonice, mais ce sont des objets votifs en céramique dont il reste des fragments comme ces figurines humaines ou animales.

    Les premiers récipients connus sont l’œuvre des japonais du XIII millénaires.

    Il est impossible de prétendre que cet art nouveau se soit répandu à partir de chez eux.

    Le jour ou la nécessité, s’est faite sentir ou si le hasard s’en est mêlé, ils en ont eu l’idée ça et là.

    On a remarqué qu’à un certain moment ou le niveau de la nécessité devient indispensable, les choses tournent dans l’air et c’est sans doute pour cette raison que les choses évoluent souvent partout en même temps.

    A la fin de la première glaciation, il y a environ douze mille ans environ, les conditions climatiques ayant favorisées l’expansion des céréales sauvages, on trouve en Nubie et en Egypte des meules et des mortiers creusés à même le roc à l’entrée des grottes habitées..

    Mais les communautés à vocation totalement agricoles et très dépendantes des céréales alors cultivées ne se livreront à la céramique que vers le VIII ième millénaire et à leur apogée.

    Des objets en terre cuite on été découverts au nord  de la Syrie au site de Mureybet, ce sont des récipients.

    Cependant comme en Tchécoslovaquie 12000 ans plus tôt, les objets mis à jours parmi les plus anciens ne répondent pas un usage culinaire car ils sont trop petits pour êtres utiles.

    Modelés en forme de figurines féminines, ils paraissent avoir servi de pots à far, maquillage, déguisement ou à parfums consacré.

    Il se pourrait que les hommes du néolithique ayant vécu sur le site de Mureybet, habitant de curieuses maisons rondes, faites de briques crues en dos d’âne, aient eu la révélation de la céramique et de ses possibilités par l’utilisation des fosses foyers dans lesquelles ils cuisaient les aliments.

    Ces fosses enterrées consistaient en des trous creusés dans le sol.

    Si le terrain n’était pas naturellement argileux, on enduisait les parois de glaise lissée pour les solidifiées et les rendre plus étanches.

    Au fond un entassement de galets se montre encore mêlé des cendres, pleines d’enseignements pour les chercheurs.

    On y faisait chauffer les cailloux qui recevaient nourriture à griller car ils portent encore les traces de cet usage.

    L’argile des parois c’est cuite en même temps solidifiant l’ensemble. De tels fours sont encore en activité dans la région et servent à la cuisson du pain et du mouton.

    Les pains-galettes de L’Inde du Nord, les Nan, sont ainsi cuits contre les parois des fours en terre désormais mobiles.

    D’artistique ou culturelle, la céramique ne devînt vraiment utilitaire qu’au millénaire suivant, dans cette partie du monde.

    Mais il reste certain qu’en attendant leur soupe, les villageois de Mureybet ont parfaitement mis au point la véritable recette du méchoui, tel qu’on la pratique encore de la mer rouge à la mer Caspienne et dans toute la moitié nord de l’ Afrique.

    Comme les Mésopotamiens, les celtes et surtout les celtes irlandais pratiquaient la cuisson au trou, cinq cent ans avant notre  ère.

    Non seulement pour rôtir la viande embrochée, mais aussi pour la bouillir.

    Le puits rendu étanche par la glaise était rempli d’ eau. D’un feu à proximité on faisait,à l’aide d’un bâton de bois vert tordu, sortir des pierres ardentes que l’on jetait dans cette eau.

    Il faut à peine une demi-heure avec ce procédé pour faire bouillir 454 litres d’eau !

    Le savant Irlandais O’Kelly a fait cette expérience :
    Un pot au feu de 9 livres soit, 4,5 kilos a cuit parfaitement en 3 heures 30 minutes.

    Tout aussi bien et aussi vite que sur nos cuisinières à gaz.

    Cela n’empêchait pas que dans les maisons celtes de cette époque, pourvues en général d’un foyer central encadré par un bâti, on procédât à la confection de soupes ou de ragoûts, ancêtres de l’Irish stew dans de grands chaudrons de métal suspendus au-dessus du feu à l’aide de chaînes accrochées aux chevrons du toit.

    Des fours d’argile en forme de cône servaient plus particulièrement à la cuisson du pain.

    Le chaudron aux formes arrondies et aux flancs rebondis ou mijotent de succulentes nourritures à beaucoup d’ importance dans la mémoire des peuples.

    On le retrouve dans une foule de légendes.

    Chez les celtes qui ont fort appétit le chaudron d’abondance dispense magiquement, d’inépuisables victuailles, mais aussi une connaissance sans limites.

    Mais qui sait quelle infâme mixture bouillonne dans celui des sorcières ou des déesses mal intentionnées ?

    Dans le chaudron tripode des chinois, évoquant la peau fixée par trois piquets des Irlandais s’élabore l’élixir de l’immortalité.

    L’immortalité est souvent le but final de toutes les bouillissures des légendes grecques.

    N’est ce pas Médée qui osa faire bouillir le vieux Pélias sous prétexte de lui rendre la jeunesse ?

    Mais surtout l’image de la marmite fumante sur le table est restée le symbole des paisibles joies familiales du paradis perdu de notre enfance.

    La soupe, le repas du soir pris en commun qu’elle signe de sa présence, est bien en passe de venir l’archétype d’un modeste mais sûr bonheur des temps passés, de ces vertus paysannes ou bourgeoise attendrissantes et démodées.

    Ne disait t’on pas il y a peu de temps encore des braves mères de familles qu’elles faisaient Pot au feu.

    Pourtant le cynique Scarron aimait dire,
    Quand on se gorge d’un potage
    Succulent comme un consommé
    Si notre corps en est charmé
    Notre âme l’est bien davantage…

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  • Avec l’homme des cavernes, c'est la naissance des sens
    Je vous avais laissé avec cet homme sauvage qui venait de se dresser sur ses pattes de derrière pour, saisir un fruit qu’il porta à sa bouche.

    Les éthnologues que j’ai rencontrés prétendent que ce fut la première grande évolution humaine depuis son apparition sur la terre.

    Depuis l’aube des âges, à poursuivre sa nourriture, l’humanité a tracé les chemins de la connaissance du monde.

    La faim a été le moteur de sa marche en avant. Elle reste d’ailleurs la source de toutes ses énergies, bonnes ou mauvaises, le motif de ses progrès, l’origine de ses conflits, l’alibi de sa conscience et la monnaie de sa peine…

    Autour de l’aliment vont se construire des civilisations, vont se perpétrer des crimes, des guerres, affronter des empires, élaborer des lois, échanger des savoirs.

    Tout le reste n’est que littérature… Cueillette, chasse, sel, céréales, élevage, vin, épices, sucre, pommes de terre ou protéines…Sont autant d’ordre de route qui a boulversé le monde d’étape en étape…. Et tout ça parce qu’un jour un petit homme sauvage se mit debout et utilisa ses membres supérieurs pour mieux se nourrir.

    Cette créature depuis ce jour allait se distinguer dorénavant des autres animaux, les laissant continuer de fouiller leur provende du bout de leur museau.

    Elle se risqua même à ensuite profiter du grand jour pour mieux récolter sa nourriture, alors que jusque-là elle avait préféré l’abri et la protection de la nuit.

    La grande évolution de cette créature ne fut pas d’avoir le réflexe soudain entre l’aliment à atteindre et avalé la bouche ouverte mais le raffinement intentionnel d’un geste calculé issu d’une manipulation coordonnée par la pensée en réponse à un besoin : la faim ou le besoin de se nourrir par la suite.

    Désormais capable de régler son geste au rythme de son appétit, il prit conscience de cet enchaînement de sensations : incitation de la faim, excitation de la récolte, satisfaction d’un manque, la découverte du plaisir, premier enrichissement de la mémoire.

    Se nourrir, un plaisir viscéral devint une démarche intellectuelle lorsque les yeux jusque-là latéraux se déplacèrent vers la base du front.

    La créature due, par la faute de cette évolution se modifier physiquement avant de ressembler à la tête d’un homme tel qu’on la conçoit aujourd’hui.

    Celle-ci, au cours des derniers millions d’années, s’élargissait à mesure de l’importance accrue du crâne.

    Le cerveau s’améliorant en prenant du volume, pouvait parfaitement diriger le regard dans une aire visuelle agrandie, panoramique et désormais perçu en relief comme en profondeur.

    La créature entra physiquement dans un autre cercle de vie, pris une autre dimension, elle se redressa psychiquement.

    Cette nouvelle possibilité de la vue, liée à la facilité de préhension par la définitive spécialisation des mains autant dans leur forme que dans la manière de s’articuler autour de la mobilité des doigts et des phalanges.

    Cette seconde évolution de son physique lui permit une exploration des choses plus poussée, une sécurité accrue donc une meilleure recherche et maîtrise de sa nourriture.

    La mémoire en avait enregistré tout un choix potentiel, mais certaines s’étaient révélées meilleures sous la langue, procurant plus de bonheur.

    Désormais on appréciait ce bonheur nouveau. La créature eut envie de s’en souvenir puis de le répéter.

    Cette sensation inoubliable stimulait la curiosité et le courage, il justifiait de nouvelles expériences et, en fin de compte, développait l’intelligence sans cesse alimentée, elle aussi par de nombreuses informations.

    Le bonheur de la faim agréablement assouvie procura une telle jouissance à notre bipède qu’il ne put, au bout de plusieurs autres millions d’années ou de générations s’empêcher de l’exprimer par un cri.

    Pas n’importe quel cri, un cri spécial, pas un grognement non plus, mais un son articulé, un claquement de lèvres et de la langue satisfaites, mêlé d’un soupir, et qui signifiera à la fois, manger et boire, le sein de la mère, mère, je veux survivre, la vie, c’est bon le phonème Memm,

    Mamm,Mumm fut son premier discours, sa première parole.

    Même nos bébés s’en souviennent…

    Bien entendu, il faut décoder le message tant il a été établi, modifié, d’écho en écho dans le dédale des siècles.

    Ce phénomène MEM, MA devenu le radical BO avec ses variations de  prononciations OUO ou WO,PHO,PO,BA,PA,BI etc…implique non seulement l’action d’avaler, boire et manger dont il imite le bruit par un claquement des lèvres,mais aussi son potentiel, la nourriture, la plante et leur corollaire : La vie.

    Ainsi,on peut s’apercevoir que la plus ancienne signification du vocable botanique est les plantes qu’ils faut avaler pour vivre dans le fonds commun des langues Indo-européennes, dont sont issues les langues sanscrite, indienne grecque, germanique, celte, russe, slave, balte, Romane, iranienne et leurs dérivées.

    Or en étudiant de près les traces d’usure laissées par les particules abrasives des nourritures sur l’émail dentaire de nos ancêtres du quaternaires, le paléontologue peut définir leurs modes d’alimentation.

    De même que les incisives et les canines paraissent de très petite taille par rapport aux molaires et prémolaires qui sont énormes.

    C’est le signe d’une adaptation à une mastication importante de végétaux qu’il faut bien avaler bien écrasés, les traces d’usure des dents portent également la trace de fibres végétales.

    Mais la mémoire de l’homme, que l’on devrait interroger plus souvent, cette mémoire atavique et collective, peut témoigner elle aussi, et en le disant clairement par la parole,que les plantes furent en effet la nourriture première, l’élément de base de l’humanité souvenir peut être des frondaisons de l’arbre originel.

    C’est pour dire (sagen) cela que fut inventé le parler(sprechen)selon la définition d’Heidegger.

    La saga des aliments était commencée, sur le ton de la gourmandise.

    A suivre les premières découvertes et la maîtrise de la mémoire, comment l’homme est devenu gourmand.

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  • Comment la mémoire à créer le besoin, le besoin la gourmandise la gourmandise, le profit, le profit l’économie et l’ économie la faim.

    Nous avons maintenant compris comment cette évolution de l’intelligence humaine avait commencé d’évoluer comme une hydre gigantesque et s’était imposée sur tous les continents à peu près partout à la même époque même si les hommes, les choses et les produits étaient différents.

    Ce qui les reliait était unique et n’avait qu’un seul but créer le monde.
    Ces lentes transplantations ou les commercialisations progressives d’aliments venus d’ailleurs ne bouleversèrent pas outre mesure l’évolution ou les évolutions de l’équilibre du monde ou de l’humanité jusqu’à la fin du moyen âge.

    En changeant de période pour entrer dans celle de la renaissance on changea aussi de registre.

    À partir de là, démarre une époque dite des temps modernes.

    Elle ouvrira des chemins nouveaux, des espérances folles et ce sera le début des routes de l’import-export, l’époque des marchands qui commercialiseront de part le monde non seulement des produits alimentaires, mais des produits non avouables comme le commerce de la chair humaine vivante.

    Une chair bien vivante, quand elle supportait le voyage, malgré la maigre pitance, la violence du temps et celle des coups de fouets.

    Certes, cette chair n’était pas dédiée à la nourriture, Dieu les en a protégé, tous étaient ou presque chrétiens, mais une chair sur pied, pas cher, avec de bons bras pour travailler c’est fort utile.

    Au moment de la conquête des Amériques, nos braves chrétiens Européens avaient certes dans leur ensemble, plus besoin de soupe avec ou sans lard que du luxe superfétatoire de denrées pas catholiques.

    Mais il fallait bien rentabiliser par des cultures intensives ces nouvelles terres du bout du monde et amortir les dépenses engagées.

    L’exploitation des denrées agricoles en grand permettrait d’envahir à bon compte les marchés européens pour y susciter de toute pièce des convoitises rapidement transformées en nécessités.

    Souvenez-vous, la convoitise est une mutation, une aberration du besoin qu’elle finit par gouverner complètement.

    De même qu’une tasse de thé, sera à l’origine de l’indépendance des Etats-Unis, l’esclavage marque un des épisodes les plus noirs sans jeu de mots de la saga de l’histoire des aliments, ce pourrait être une autre lecture de l’histoire des hommes selon une expression à la mode.

    Ce roman à épisodes qu’est l’histoire de la nourriture étend sa fresque sur des millénaires et quelques nombreuses pages. Il a pour décor naturel la planète entière.

    Ses péripéties sont tellement passionnantes que l’on en oublierait presque les disciplines scientifiques ayant servies à leurs reconstitutions.

    Ici dans mes textes, rien est superflu, tout est exact et les informations sont le fruits de recherches, d’analyses de personnes dont c’est le métier et qui ont pu et su par leur travail, leurs analyses et observations, comprendre, traduire, voir le comment et le pourquoi des choses de l’histoire de cette saga.

    L’étude de la nourriture relève tout autant des sciences humaines, ethnologique, ethnographique, climatologique, botanique et agronomique, sans oublier que les besoins alimentaires sont le germe et la finalité de l’économie.

    Le sucre, la pomme de terre en sont des exemples précis. Mais il faut aussi y voir une démarche phylosophique et une forme d’art quand on pénètre dans le domaine très secret de la gastronomie.

    Le Littré spécifie que c’est l’art de faire bonne chère.

    La gastronomie des grands préceptes peut devenir une forme de religion. D’ailleurs certain l’ont adopté comme telle et n’y rentre pas qui veut.

    Rabelais dans ses ouvrages nous parle des gastrolâtres.

    Cette science dont il se fait l’apôtre et que l’on appelle la gastologie peut hélas, conduire ses trop dévoués serviteurs, les gastrologues, chez leur presque homonyme les gasto-entérologues, ces médecins spécialisés et chargés de guérir ou de prévenir les excès de tables comparés.

    La gastronomie dont la France est très fière, possède ses chapelle actuellement vouées a une grande évolution culinaire.

    De nos jours, nous devons nous adapter aux conserves, à la lyophilisation, au sous vide, à la congélation et à une banalisation de nouveaux modes de consommation avec l’arrivée massives de produits exotiques, le snobisme écologique, les lobby divers, des chantres du marchand du temple sont devenus des facteurs disparates d’une évolution alimentaire ou une vache n’y retrouverait pas son veau.

    On ne sait même pas si cette cacophonie, qui serait burlesque s’il ne s’agissait pas de la vie du futur, ne débouchera pas demain sur une consommation de tablettes biquotidiennes et uniformisées, la cuisine chinoise universelle, le brouet à l’ancienne ou les céréales germées en  cultures hydroponiques à mâcher 60 fois.

    Comme il a pu être dit » Tout fait ventre »
    Toutefois les marchands du temple, les malades de la découverte, les chefs créateurs, les préconisateurs, les journalistes gastronomiques, les apôtres de la nouvelle cuisine aujourd’hui disparue, les inventeurs de la gastronomie moléculaire vous ont tous tellement roulés dans la farine, vous vous ont tous fait prendre des vessies pour des lanternes tellement de fois que vous en êtes enfin revenus de ces découvertes gourmandes.

    Il vous reste un seul grand plaisir celui de vous remplir le ventre des mes bons produits que vous trouverez chez ceux dont c’est le métier de les vendre et qui le font bien.

    La viande s’achète chez le boucher, la charcuterie chez le charcutier, le pain chez un bon boulanger qui fait son propre levain, les fruits chez le marchand de fruits et légumes, les laitages et fromages chez le crémier, les volailles chez le volailler.

    Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.

    Vous avez le droit de faire autrement, c’est votre liberté mais alors ne vous plaignez pas quand il s’agira de votre santé, vous l’aurez cherché et bien cherché.

    Vous n’avez pas le temps, foutaise, vous prendrez comme tout le monde le temps de mourir un jour.

    Alors, ne pleurez plus sur votre sort et faites comme moi, apprenez à aimer les choses qui sont vrais elles existent encore mais il faut prendre le temps de les chercher pour pouvoir les trouver.

    Notre époque est pléthorique du moins pour certains et s’enorgueillit d’une nouvelle métaphysique alimentaire.

    La diététique.
    L’ingurgitation consciente et consciencieuse de régimes aussi hautement scientifiques que surprenant peut provoquer chez leurs adeptes des satisfactions plus psychologiques que gustatives…

    La hantise de ceux qui ont trop de bonnes choses a abouti à en mettre de moins en moins dans leur assiette.

    C’est finalement l’époque des paradoxes alimentaires.

    Une partie de la planète ne sait pas quoi faire de ses excédents alimentaires, mais leurs prix de revient s’accroissent au fur et à mesure que leurs stocks augmentent, tant il lui faut payer l’énergie déployer et nécessaire pour produire des excédents qui ne serviront à personne et pour lesquels on paiera à nouveau pour les détruire.

    L’autre partie, celle du tiers-monde, celui qui n’a pas de pétrole, pas de récolte on ne sait pas encore s’il sera décimé par la sécheresse, la famine ou les infâmes maladies que la civilisation des riches leur a apportées.

    Il est urgent que chacun prenne conscience de ce drame car il serait honteux que le début de mon histoire se termine plus loin avec le mot faim.

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    Origine de la fève et de la galette.


    La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains. C'est une fève blanche ou noire qui était déposée pour les scrutins.


    Au début de janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen d'une fève. Si la tradition est d'origine religieuse, elle est devenue une tradition familiale où on se rassemble pour découper la fameuse galette.


    Celui qui trouvera la fève sera couronné roi ... et choisira sa reine.


    En Angleterre, comme en Bourgogne, anciennement, on préférait former un couple "d'occasion" en mettant dans la galette une fève et un petit pois. 

    La part du pauvre

    La première part est toujours la "part du pauvre", la "part de Dieu et de la Vierge" et elle était désignée par le plus jeune enfant de la famille.


    Il y avait aussi la part des absents, le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n'était pas rentrés.


    La part était rangée dans la huche jusqu'à leur retour, une façon tendre de dire "on a pensé à vous". S'il se gardait longtemps, sans s'émietter et sans moisir, c'était un bon présage. 

    Les coutumes françaises

    En Franche-Comté, les enfants se déguisaient en Roi mage et portait ceinture dorée sur une chemise constellée d'étoiles. Ils allaient de porte en porte en chantant et en agitant des sonnettes réclamer leur part.


    Les filles à marier ne manquaient pas le soir d'adresser une prière :

    Afin de voir en mon dormant 
    Celui que j'épouserai de mon vivant"


    En Basse Bretagne, c'est un pauvre tirant un cheval orné de buis et de laurier qui s'arrête de porte en porte pour recueillir la part des pauvres.


    En Franche-Comté, c'est la galette de Goumeau qui peut peser jusqu'à 150 kilos qu'on appelle aussi galette de goumeau bisontine, galette des rois ou papet. Faite de pâte briochée, on la retrouve chez tous les boulangers pâtissiers bisontins et quelques autres du département du Doubs.

    La galette des rois, toute de pâte feuilletée, dans laquelle on glisse une fève symbolise la haute cuisine française.


    Au Québec, la coutume est reprise avec ardeur. 

    Coutumes à travers le monde

    En Espagne 
    En Espagne, le "Jour des 3 Rois" est un jour férié. On en profite pour échanger les cadeaux de Noël à cette date et non pas à Noel puisque, originellement, ce sont les rois mages qui apportèrent 12 nuits après la naissance de l'enfant Jésus, des présents.


    La veille, des carrosses paradent dans les rues. On lance fruits confits et bonbons, prémices du lendemain.


    Pour cette occasion, on confectionne un pain en forme de couronne parfumé de zestes de citron et d'orange, brandy et eau de fleur d'oranger, décoré de fruits confits et d'amandes effilées.


    On y glisse une pièce d'argent, une figurine de porcelaine ou un haricot sec. 

    En Italie 
    En Italie, au sud principalement, plus loin des traditions du nord de l'Europe, l'ambiance est tout autre.


    La fée bienfaitrice Befana distribue les cadeaux, comme le Père Noël, pendant la nuit de l'Epiphanie… d'où elle tire probablement son nom.


    Mais les enfants désobéissants reçoivent un bout de charbon tiré de son grand sac.


    A la fois bonne et intraitable, tour à tour Saint-Nicolas et Père Fouettard.


    Car elle est vêtue de noir, et symbolise à la fois le mal et la fin de la saison des nuits longues.


    On retombe toujours sur les mêmes croyances ancestrales, la peur de l'interminable nuit. 

    En Guadeloupe 
    Ici, on ne fête pas comme tout le monde. L'Épiphanie ne représente pas le dernier jour des festivités de Noël mais le premier jour de "kannaval" qui se termine ... le soir du Mercredi des Cendres, dernier jour de folie où diables et diablesses vêtus uniquement de noir et blanc envahissent les rues.


    Le soir voit s'approcher la fin du carnaval par "Grand brilé Vaval", l'incinération du roi Carnaval, "Vaval", sous les cris et lamentations de la foule. 

    Au Mexique 
    L'Épiphanie se prépare 10 jours avant Noël avec les posadas. Comme les Rois Mages guidés par l'étoile du berger, chaque famille, en procession, apporte des friandises sur la place de chaque village.


    Elles serviront à remplir les pinatas, d'énormes animaux en poterie ou papier mâché très colorés qu'on suspend le jour de l'Épiphanie.


    Les enfants doivent essayer de briser la pinata afin qu'elle s'ouvre comme une corne d'abondance, déversant tout leur contenu de friandises et de menues monnaies.


    Si, dans plusieurs pays, l'Épiphanie couronne le roi ou la reine de la fête, la coutume est moins heureuse dans ce coin du monde ...


    En effet, celui qui découvre un petit Jésus en sucre ou une fève dans la rosca de reyes ou couronne des rois, devra organiser et payer la fête de la Chandeleur où tous les convives sont invités à déguster des tamales.


    Celui qui est un peu avare, n'hésite pas à avaler la fève, chuchote-t-on en coulisse mais puisque la fête se fait en famille et entre amis, le subterfuge est rapidement pointé du doigt avec rires et sarcasmes.

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  • Histoire de... fourchettes 



    Histoire de... fourchette
    La fourchette à deux dents du XIV° siècle découverte sous la rue Fred Scamaroni est une des plus anciennes. 


    On pensera ce que l'on voudra, même si elle n'en donne pas l'impression, Bonifacio a toujours été en avance sur son temps ! 

    Ce n'est nous qui le disons. Ce sont les faits. Et les faits sont têtus. 
    On sait que la "cité des Falaises" s'était dotée d'un réseau d'égouts moderne pour l'époque dès le XIII° siècle, un peu grâce aux Génois "ces pelés, ces galeux", d'où venaient, disent certains, tout le mal. La ville fut , toujours grâce aux Génois,la seule à fabriquer sa propre monnaie à partir de cette même époque et, au moins, jusqu'au XV° siècle etc. 
    Et voici qu'une récente découverte faite par notre ami chercheur M. Jean Malbrunot , auteur de l'ouvrage "Les monnaies médiévales bonifaciennes accrédite l'idée que, décidément, Bonifacio fut à la pointe du progrès et du raffinement. 
    Lors des travaux de terrassement entrepris rue Fred Scamaroni l'hiver et le printemps derniers, Jean avait découvert, entre autres pièces de monnaie du Moyen-Âge...une fourchette à deux dents datant du XiV° ou du XV° siècle. Rappelons que ce secteur de Bonifacio rue et Immeubles a été créé, à la fin du XIX° siècle, sur un terrain vague qui faisait partie du ravin de la Carotola où l'on jetait jadis ordures et détritus divers. 

    Il convient de savoir que la fourchette est apparue à Venise au XI° siècle où elle servait à déguster les fruits confits sans se poisser les mains. L'usage de la fourchette de table était confidentiel jusqu'au XVIII° siècle. 
    La fourchette "bonifacienne" qui compte parmi les plus anciennes, n'a que deux dents comme les fourchettes vénitiennes et probablement génoises , mais les autres avaient trois dents. 
    Quoi qu'il en soit, cette découverte est importante et permet, en tout cas, de savoir que nos ancêtres de l'époque utilisaient déjà des fourchettes à table. 
    Certes, certes, me direz-vous, comme une seule hirondelle ne fait pas le printemps, c'est un peu court pour affirmer qu'une simple fourchette d'époque, puisse attester de l'excellence de l'art de vivre bonifacien au XV° siècle. 
    Mais il n'empêche que ce vestige nous laisse tout de même un brin admiratif et nous procure une légitime fierté. 
    Surtout quand on pense qu' un siècle et demi plus tard, les convives se servaient encore de leurs doigts à la Cour du roi de France !

    C'est quoi une fourchette 
    La fourchette est un couvert de table ou un ustensile de cuisine permettant d'attraper les aliments, sans les toucher directement avec les doigts. 

    Elle est constituée de deux à quatre extrémités piquantes pour saisir ou ramasser la nourriture, et d'un manche pour pouvoir la tenir aisément. Elle est généralement faite d'une seule pièce de métal.

    Historique 

    La fourchette est une petite fourche. Les fourchettes actuelles sont apparues dans l'Empire byzantin, et sont arrivées vers 1056 enItalie quand Théodora Doukas, la fille de Constantin Doukas est mariée au doge de Venise Domenico Selvo, et ont été diffusées comme une mode en Italie du Nord. Pierre Damien blâme d'ailleurs ce raffinement apporté par la princesse byzantine. 

    En Italie, elles servent à l'origine exclusivement à la consommation des pâtes. Elles se répandent ensuite dans le reste de l'Europe à l'époque moderne. Cependant, son usage est limité : en France, elle n'est utilisée au départ que pour consommer des poires cuites. 

    Introduite par Catherine de Médicis, elle ne sera utilisée avec régularité que lentement : si à la table du roi de France Louis XIVau XVIIe siècle chaque personne avait une fourchette à la gauche de son assiette, on ne l'utilisait pas car le roi préférait manger avec les doigts qu'il posait sur une serviette humide entre chaque plat.

    Usages et coutumes 

    Lorsque l'on prépare une table pour un repas, on place habituellement la fourchette pointe vers le bas. Cette habitude vient de l'époque de la renaissance, lorsque l'utilisation de la fourchette s'est répandue. En effet, les personnes riches et de la haute société faisaient graver leurs armoiries sur le dos du manche de la fourchette. Pour que ceux-ci soient visibles par toutes les convives, on mettait donc les fourchettes pointes vers le bas.

    En Angleterre, la fourchette est placée dans le sens opposé, c'est à dire les pointes vers le haut. Cela s'explique par le fait que les armoiries anglaises étaient gravées sur la face du manche de la fourchette. On trouve cette habitude également dans certaines familles françaises.

    Notons que l'on place la fourchette à gauche de l'assiette, lecouteau le tranchant vers l'assiette et la cuillère face retourné également à droite.

    Types de fourchettes

    • fourchette à huitres, à deux ou trois courtes dents pointues dont l'une présente généralement un bord extérieur tranchant pour couper le pied des huîtres apparue du XIXesiècle.
    • fourchette à poisson
    • fourchette à gâteau
    • fourchette à viande, à découper (ustensile de cuisine)
    • fourchette à chocolat ou broches à tremper (ustensile de cuisine)
    • fourchette à crustacés, dite parfois pelle à homard, qui se termine par deux petites dents pointues et légèrement crochues pour extirper la chair de la carapace apparue duXIXe siècle
    • fourchette à escargots ou fourchette à bigorneaux, semblable à la fourchette à crustacés mais à peu près deux fois plus courte 
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